PHOTO SOUVENIR au courant d’Huchet

Cheveux au vent, appareil photo éclatant, sourire en bandoulière (ou l’inverse…), OK, on est prêt…..Mais attention il y a de la concurrence au concours de LA meilleure photo au Courant d’huchet…

Une fois cet exercice réussi, il n’y a pas grand chose à dire, juste ouvrir grand les yeux , se laisser embarquer et profiter… Parce qu’ici on en prend plein les mirettes! C’est un peu mon endroit fétiche et pour tout vous dire je ne suis pas la seule…


C’est un point de vue exceptionnel et surtout unique sur la Côte Landaise,

Allez, je vous explique ce dont il s’agit : C’est un courant sauvage dont l’embouchure est laissée à son état naturel. Pas de roche d’endiguement sur cette embouchure, parce qu’ici on aime bien la liberté, les hommes ont décidé de le laisser vagabonder à sa guise… Et c’est bien ce qui le rend atypique et sympathique !

Le courant d’huchet propose plusieurs versions selon la saison, les photographes amateurs le savent bien, il faut y passer du temps pour capter la bonne photo, celle qui fera le buzz sur les réseaux sociaux !

Aujourd’hui, je me sens l’âme poète, alors je me lance et je vous livre mon interprétation
  • un paysage époustouflant en toute saison

  • Son visage d’été est doux et calme. Il traverse tranquillement la dune Molietsoise pour se jeter à son pied dans l’Atlantique. A marée basse, on a envie d’y tremper les pieds ou d’y jeter sa ligne. Le regard se perd au loin sur l’océan et l’horizon. Seuls les surfeurs viennent animer ce petit coin de paradis.
  • L’automne lui confère plusieurs visages : dans la même journée, les premières fraîcheurs du matin, le recouvrent d’une légère brume qui lui donne des couleurs pastels, douces et feutrées. Aux premiers rayons du soleil, sa teinte bleu argenté en fait un bijou pour les yeux. Les goélands et les mouettes s’y arrêtent pour pêcher et proposent un balai aérien incessant.
  • En hiver, c’est un vrai spectacle : un coup de vent, une marée haute ou un gros coefficient le déchaînent et il n’est pas rare de voir le Courant d’Huchet traverser toute la plage de Moliets. Décidément, ce courant n’en fait qu’à sa tête et ne vous attendra pas forcément là où vous pensez le trouver.
  • Le printemps, le réchauffe et les couleurs orangées du soir au coucher du soleil sont un appel à la contemplation. Un vrai moment de zénitude.

Perso, j’aime bien l’hiver quand les gros nuages noirs venus de…l’ouest assombrissent ses eaux et agitent son cours.

En bref, que vous veniez à n’importe quel moment de l’année, vous trouverez toujours des passionnés qui sauront vous en parler : un ornithologue, un photographe, un pêcheur, un surfeur, un randonneur ou tout simplement un molietsois ou un landais qui vient s’oxygéner !


Mais le courant d’Huchet ne se limite pas qu’à son embouchure

Et pour le découvrir, il vous suffira de longer le courant et de vous enfoncer dans la forêt Landaise. Le contraste est saisissant entre l’immensité du bleu de l’océan et le vert de la forêt landaise. Cette forêt vous guidera tout droit dans des paysages insoupçonnés et oui, c’est bien ça, cette fameuse Amazonie Landaise qui vous tend les bras.

Parlons technique

Vous en avez entendu parler? C’est normal, ce site préservé est classé réserve naturelle depuis les années 80. 618 hectares répartis sur 3 communes : Léon, Moliets-et-Maâ et Vielle-Saint-Girons, où faune et  flore s’épanouissent. 18 km de sentiers balisés vous permettront d’y découvrir des espèces inattendues en forêt landaise :  des cyprès chauves, des hibiscus des marais, des osmondes royales, des Osyris blanc ou encore des trèfles d’eau y côtoient nos chênes lièges et bruyères de toutes sortes. Et pour en savoir plus, les guides naturalistes de la réserve naturelle du Courant d’Huchet, proposent des visites guidées pendant les vacances scolaires


RESPECTER tous ces petits trÉsors de nature

C’est un milieu naturel fragile et protégé et pour ne pas le déranger. On oublie les vélos, on laisse Rouky à la maison. On chausse les baskets et c’est parti pour l’aventure !!

Un petit passage préalable à l’Office de Tourisme pour vous procurer le topo-guide de la réserve (en vente), puis direction Pichelèbe et bienvenue en Amazonie ! On s’y croisera peut-être?